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Conduire autour du monde

Ce matin sur l’autoroute, direction boulot, une auto rouge suivait à distance sécuritaire une auto noire quand, soudain, une auto grise coupa l’auto rouge. La manœuvre enragea le conducteur de l’auto rouge. Au point où il dépassa l’auto grise, après lui avoir copieusement collé l’arrière-train, pour mieux revenir la couper ensuite. Morale de cette histoire: sur les routes du Québec, c’est parfois pare-choc pour pare-choc, qu’on se le dise!

Une telle manœuvre aurait sans doute estomaquée un conducteur Berlinois, aurait paru banal à un conducteur Hanoï et aurait provoqué une flopée de coups de klaxons solidaires de la part d’un conducteur Romain. Du moins, si on se fit aux témoignages des globe-trotteurs.

Ce qui nous amène au vif du sujet: conduire autour du monde, c’est comment? Comportements routiers d’ici et d’ailleurs.

Au Japon: sérénité

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D’abord, au Japon, on conduit à gauche de la route. Ensuite, les limites de vitesse sont à peu près semblables à celles en vigueur au Québec. Au volant, les Tokyoïtes semblent, en général, aussi polis que dans la vie.

On pourrait leur reprocher leur tendance à immobiliser leurs véhicules le long des voies les plus passantes, mais ce serait tout. Bien sûr, parfois on dépasse la vitesse permise et on se fâche sans doute, mais il semble que l’on reste courtois et bien élevé malgré tout.

 

Au Viet Nam: tasse-toi

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Un couple de voyageurs qui en avaient vu d’autres m’ont raconté qu’ils avaient eu besoin d’une personne du coin pour parvenir à traverser la rue à Hanoï, capitale du Viet Nam.

Un code de la route? Pourquoi? Voitures, scooters, moto-taxi et cyclo-pousse filent sur la voie publique dans ce qui semble être le chaos le plus complet aux yeux de bien des gens, pas seulement ceux des Nord-Américains! Mais, les Hanoïs s’y retrouvent et se chargent de protéger le touriste. Par exemple, seuls les expatriés vietnamiens ont le droit de conduire au Viet Nam. Et le casque est obligatoire pour ceux qui circulent à deux ou trois roues depuis 2007.

En Italie: honk, honk, HONK

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Rome! C’est beau, Rome. Les Romains aussi, ils sont beaux (tu sais qu’il n’y a que toi pour moi, mon amoureux, je sais que tu sais). Mais qu’est-ce qu’ils aiment klaxonner! Matin, midi, soir, pour saluer une connaissance qui sort du café ou pour exprimer une émotion, joie, frustration, défaite crève-cœur de l’équipe locale! Impossible de savoir pourquoi les Romains klaxonnent autant. Notre théorie: ils klaxonnent par conviction.

En France: et ta sœur?

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Les Parisiens ont une mauvaise réputation, et ce n’est pas prêt de s’améliorer. Ça se voit jusque dans leur comportement au volant. Un exemple? Avec plaisir:

En Angleterre: trafic payant

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Lorsqu’on parle de trafic payant, on parle surtout de la Congestion Charge en vigueur à Londres. Les conducteurs doivent payer pour pouvoir circuler dans certains quartiers, entre X et Y heures du jour et du soir. Est-ce que cela a un effet sur leur comportement au volant?

Non. Ils sont pressés, les Londoniens. En effet, ils ont la réputation de pousser les limites de vitesse en vigueur. Quand ils en ont l’occasion du moins, car le trafic à Londres est, parait-il, un enfer avec lequel le trafic à Montréal pourrait rivaliser.

Et les Londoniens, étant bons joueurs dans l’âme, ont une très sainte horreur des conducteurs adeptes de « la passe du lapin qui pue » (la passe du lapin qui pue, c’est dépasser une longue rangée de voitures immobilisées à un feu rouge, puis s’immiscer au début de la file dès que le feu passe au vert). Les conducteurs Londoniens, comme la majorité des conducteurs Anglais, vous feront savoir leur désaccord en vous bloquant tout bonnement la voie, et en utilisant un langage gestuel universellement compréhensible pour condamner votre acte. À bon entendeur…

En Argentine: fenêtres fermées

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Pour des raisons de sécurité, il est recommandé de conduire les fenêtres fermées et les portières verrouillées à Buenos Aires. Surtout aux intersections ainsi que la nuit.

Sinon, quand les Portenos ne sont pas en train d’essayer de sortir du trafic par tous les moyens possibles, légaux ou pas, ou se retrouvent à la merci des voleurs de voiture, nombreux, ils sont généralement courtois. Mis à part les motocyclistes qui ont tendance à circuler entre les voitures, le comportement des conducteurs de Buenos Aires n’est pas trop déplorable. Le trafic urbain semble être la seule vraie plaie pour les conducteurs en Argentine.

En terre États-Uniennes: de New-York à San Francisco

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Un conseil de New-Yorkais: ne conduisez pas dans la ville de New-York! Il faut avoir le réflexe aguerrit pour naviguer dans la mer de taxis téméraires et surtout, il faut connaitre les bons plans stationnement car le prix des espaces de stationnement est exorbitant. Il est beaucoup plus facile, voir recommendé de prendre un taxi ou mieux, prendre le métro ou emprunter un Bixi. On s’évite beaucoup de hauts cris, de klaxons et de doigts d’honneur. Les New-Yorkais en ont vu d’autres, et ils n’ont pas le temps d’être patients.

À San Francisco, le trafic est constant. La ville elle-même étant petite, des milliers de gens convergent vers ce point restreint le jour durant. Ce qui crée un bouchon qui semble éternel. Il est possible qu’un New-Yorkais, voir qu’un Montréalais, trouve tout à fait acceptable de franchir en deux heures un trajet de 20 minutes. Les San-Franciscains, du moins à en croire les voyageurs, resteraient polis et courtois malgré tout.

Si vous n’êtes pas fait de ce bois-là, faites comme à New-York: prenez les transports en commun!

À Montréal: aaaAAArrrggghhh!

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Sur le trottoir de la vie de tous les jours, les Montréalais sont impatients mais forts civils, parfois même souriants. Mais au volant… ouf! On dépasse, on s’enrage, on coupe, on se prend la tête, on peste contre la quantité de piétons et de cyclistes et malgré tout, plutôt que de prendre le métro pour se rendre au Centre-Ville ou de partir plus tôt pour le boulot, on est en retard et on reste pris dans le trafic et on blâme à tout vent la météo, les nids-de-poule, les qui avancent-juste-pas-alors-qu’ils-ont-de-la-plaaace…

Outre la signalisation parfois artistique et les chantiers routiers, il y a des conducteurs qui circulent trop vite, ceux qui roulent trop lentement, ceux qui se glissent, effrontés, devant les honnêtes gens qui attendent sagement en ligne depuis beaucoup trop de minutes.

Montréal est la seconde ville au monde où les automobilistes perdent le plus de temps dans le trafic. En première position, Londres, malgré ses Congestions Charge. Une taxe sur le trafic qu’on est pas prêt d’imposer aux conducteurs Montréalais! Du moins, on l’espère…

D’après vous, dans quelle région du monde il fait bon conduire été comme hiver?

 

Sources: TripAdvisor, Radio-Canada
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