Il y a des véhicules qu’on regarde en se disant : « ça, ce serait parfait pour chez nous et les clients d’ALBI Le Géant seraient heureux ». C’est exactement le cas de la Hyundai Ioniq 3. Une compacte 100 % électrique, pensée pour les villes, efficace, bien dimensionnée… bref, un format qui colle parfaitement à la réalité québécoise. Pourtant, elle ne traversera pas l’Atlantique, pour le moment.
À quoi ressemble l’Ioniq 3 ?
Présentée récemment en Corée, l’Ioniq 3 s’inscrit dans la stratégie électrique de Hyundai avec une approche plus accessible. On parle ici d’une voiture compacte, basée sur la plateforme E-GMP, avec une architecture 400 volts. Elle proposera deux batteries, dont une version longue autonomie pouvant atteindre près de 500 km selon le cycle WLTP. En conditions réelles chez nous, on parlerait évidemment d’un peu moins, mais ça reste amplement suffisant pour les déplacements quotidiens.
Son format hatchback n’est pas anodin. Au Québec, les véhicules compacts électriques comme le Kona EV ou le Niro EV ont déjà prouvé leur pertinence. Même non électrique, comme la Kia K4, les véhicules à hayon sont destinés à un grand succès. Faciles à stationner, efficaces en ville et capables de gérer les longs trajets occasionnels, ils répondent exactement aux besoins d’une grande partie des automobilistes. Cependant, Hyundai en a décidé autrement.
Le marché nord-américain
Pourquoi? Principalement une question de marché. L’Amérique du Nord privilégie encore largement les VUS et les véhicules plus imposants. Résultat : les modèles compacts, même électriques, sont souvent mis de côté au profit de produits jugés plus rentables . Dommage, parce que sur papier, l’Ioniq 3 coche toutes les cases pour affronter nos hivers et nos réalités urbaines.
Tout n’est pas perdu. Parce que dans cette même catégorie, un modèle similaire, développé sur une base technique comparable, s’en vient chez nous : le Kia EV3. Ce petit VUS électrique promet un format accessible, une autonomie compétitive et une arrivée en Amérique du Nord dès la fin 2026 . On parle même d’un prix qui pourrait le rendre particulièrement intéressant pour les acheteurs québécois.
Alors oui, l’Ioniq 3 ne sera pas offerte ici. Par contre, elle démontre clairement une chose : les constructeurs savent exactement quel type de véhicule conviendrait à notre marché. Et si Hyundai hésite encore, d’autres n’attendent pas.
Après tout, si Kia a décidé d’amener la EV3 chez nous, on peut très bien imaginer que ce genre de modèle pourrait éventuellement atterrir chez ALBI Le Géant lui aussi.